Les avantages du prêt viager hypothécaire

Principe du prêt hypothécaire rechargeable

Le prêt hypothécaire rechargeable permet à un emprunteur de garantir divers prêts supplémentaires (de natures différentes), à mesure que le prêt hypothécaire d’origine est remboursé. En payant son prêt hypothécaire initial, l’emprunteur « recharge » progressivement sa capacité d’emprunt. Le principe est comparable à celui du crédit revolving.
La nature rechargeable du prêt hypothécaire doit être prévue lors de la constitution de la première hypothèque. Rien n’empêche ensuite l’emprunteur de s’adresser à un autre organisme financier (que celui qui lui accordé le premier prêt hypothécaire) pour signer une « convention de rechargement d’hypothèque ». La convention doit elle aussi être validée par un notaire.

Pourquoi autoriser le prêt hypothécaire rechargeable ?

L’intérêt du mécanisme est d’injecter de l’argent liquide dans l’économie. Le système financier des pays anglo-saxons est en partie basé sur ce principe : libérer l’investissement. Nicolas Sarkozy, ministre du budget en 2006, croyait aux vertus de l’hypothèque rechargeable, susceptible de doper la consommation.

A qui est destiné le prêt hypothécaire rechargeable ?

Ce montage financier s’adresse notamment aux propriétaires qui ont des difficultés à obtenir des prêts auprès des banques. La garantie hypothécaire sécurise les organismes financiers alors plus enclins à accorder des crédits.
Les personnes inscrites au FICP (Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers), les plus de 60 ans, les professions libérales… sont particulièrement concernées par le projet.
Le prêt hypothécaire permet, en théorie, de pouvoir emprunter à assez long terme et facilite ainsi la gestion de son budget.

Les limites du prêt hypothécaire rechargeable

Deux ans après son arrivée sur le marché, cette nouvelle technique n’a pas encore vraiment rencontré son « public » en France. Les banques semblent freiner son développement.

D’autre part certaines critiques portent sur le principe même du prêt hypothécaire rechargeable : engager sa maison pour financer un prêt à la consommation semble dangereux. Et ce malgré les garde-fous de notre système financier. La fameuse crise des « subprimes » américains nous rappelle qu’une très grande prudence est de mise en la matière. Les professionnels estiment qu’il faudrait fortement « sécuriser » le produit : le passage systématique devant notaire avant chaque nouveau crédit serait une façon de protéger le consommateur.

De plus la généralisation du prêt hypothécaire rechargeable tendrait à faciliter le surendettement.

Enfin, si une généralisation du prêt hypothécaire rechargeable permettrait potentiellement de dynamiser l’économie par la consommation, celle-ci ne serait pas le résultat d’une hausse réelle du pouvoir d’achat des ménages ! La croissance ne serait générée que par le marché de l’immobilier, dont on sait aujourd’hui à quel point ses fluctuations peuvent s’avérer dangereuses en pareil cas.

« Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. »